La phytothérapie, qu'est ce que c'est ?

Molécules naturelles ou synthétisées ?

Les principes actifs utilisés dans l’industrie pharmaceutique sont issus pour la plupart du monde végétal. Le produit brut (plante, graine, écorce) est solubilisé dans l’eau, les principes actifs sont ensuite extraits par chromatographie ou cristallisation afin d’obtenir un produit pur : la molécule active.

Mais problème !! L’utilisation d’une seule (ou deux) molécule active synthétisée, comme c’est le cas dans la plupart médicaments classiques nous confronte souvent à une panoplie d’effets secondaires. De plus, l’isolation chimique peut induire un certain degré de toxicité du fait des techniques et des produits utilisés.

Explication… Sous sa forme originelle, une plante est constituée d’une multitude de composants plus ou moins actifs qui agissent en synergie, les uns se combinant avec les autres, ou les uns annulant l’effet néfastes des autres.... d’ où une meilleure efficacité et des effets secondaires maîtrisés.

Il y a environ 3500 ans les Egyptiens utilisaient déjà le Saule blanc, pour soulager fièvres et douleurs mais ce n’est qu’en 1829 que son principe actif fût isolé : la salycine. Avec l’acide salycique ou spirique, ces substances sont à l’origine du médicament le plus consommé au monde : l’aspirine. Mais comme les autres AINS (anti inflammatoires non stéroïdiens) les effets secondaires sur le système digestif (ulcère, grastrite) sont à considérer.

Il faut distinguer l’usage de la phytothérapie, des médicaments dits « classiques ». Ces derniers ont prouvé leur efficacité grâce à leur action rapide et puissante tandis que la phytothérapie permet une action en profondeur, sur un plus long terme. Elle est plus respectueuse de l’organisme et stimule davantage les défenses naturelles à se prémunir par elle-même. L’usage de la phytothérapie est donc particulièrement adapté à un traitement de type préventif (fatigue, baisse de forme, rhumes hivernaux…).

La phytothérapie est aussi, particulièrement recommandée, dans le traitement des affections chroniques légères (rhumatisme, stress, anxiété..). Ainsi, elle évite, dans certains cas, l’exposition à une panoplie d’effets secondaires engendrée par l’usage des médicaments classiques (nausée, période de sevrage..) en s’y substituant.

Enfin, phytothérapie et médicaments classiques peuvent être associés au cours d’une thérapeutique particulière en l’absence de contre-indications et en suivant les conseils d'un praticien.


En savoir plus :